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Des animaux plus robustes : un enjeu majeur pour le développement durable des productions animales nécessitant l’essor du phénotypage fin et à haut débit

TitleDes animaux plus robustes : un enjeu majeur pour le développement durable des productions animales nécessitant l’essor du phénotypage fin et à haut débit
Publication TypeMagazine Article
Year of Publication2014
AuthorsPhocas, F, Bobe, J, Bodin, L, Charley, B, Dourmad, JY, Friggens, NC, Hocquette, J-F, Le Bail, PY, Le Bihan-Duval, E, Mormède, P, Quéré, P, Schelcher, F
MagazineINRA Productions Animales
Volume27
Issue Number3
Pagination181-194
Abstract

L’enjeu majeur du phénotypage animal est d’acquérir une connaissance systémique de la robustesse des animaux d’élevage pour répondre au mieux à une double finalité en termes d’exploitation de la variabilité des aptitudes animales : une sélection éclairée vers des objectifs majeurs pour améliorer l’efficience et la robustesse des génotypes, et un élevage de précision exploitant la variabilité individuelle des animaux pour gagner en résilience à l’échelle du troupeau, ou pour améliorer la conduite à génotype donné. Deux défis majeurs de connaissance, interdépendants et communs à toutes les filières animales, sont à relever pour améliorer la robustesse des animaux : i) comprendre et prédire les compromis entre fonctions vitales, c’est-à-dire les changements de priorités dans l’allocation de ressources limitées ; ii) comprendre et exploiter les aspects temporels de la robustesse au cours de la vie de l’animal pour lui permettre de maintenir son niveau de production dans une large gamme d’environnements sans pour autant compromettre sa reproduction, sa santé et son bien-être. Atteindre ces objectifs nécessite de lever les verrous techniques suivants : i) définir des phénotypes complexes à partir de l’intégration de données obtenues à différentes échelles moléculaires, tissulaires, de l’animal ou d’une de ses fonctions ; ii) mettre en oeuvre des technologies à haut débit pour caractériser à moindre coût et le plus précisément possible le plus grand nombre d’animaux ; iii) développer d’importantes bases de données, des méthodes et outils informatiques performants, nécessaires aux traitements des informations à des fins de modélisation et de biologie prédictive.